«Etouffé de manioc enrobé dans sa robe de raphia»
03/30/2009
Tout ça pour dire bobolo, ou miondo !
La whitisation galopante va nous tuer au pays ! Quand on en arrive
à avoir honte de son propre nom, c'est le début de la descente aux
enfers, ou la fin de cette descente ?
C'est à l'article de Cameroon Tribune que je réagis ainsi, article
au demeurant très intéressant et instructif sur le secteur du bâton de
manioc, le genre de secteur qu'on a tendance à sous-estimer, et qui
pourtant nourrit chaque jour 25% de la population de la capitale.
D'ailleurs, les yaoundéens savent que le manioc est 100%
consommables. Les racines sont comestibles, et même les feuilles sont
excellentes dans un "kwem" sans sel (oui oui, aussi dans le "sanga"!).
Je constate qu'il manque toujours le chouiya d'organisation et
d'intermédiaires ou atteindre la plénitude de l'efficacité. Quand je
vois ces pauvres mères obligées de laisser leurs maisonnées pendant 2
jours juste pour aller vendre leurs produits, je me dis qu'il y'a des
ouvertures pour des grossistes disposant de matériels de conservation.
Le baton de manioc n'est pas un cas isolé. Les prunes, les denrées
fruitières, maraichères, porcines souffrent souvent des mêmes problèmes
d'organisation. Chaque petit producteur doit lui-même s'occuper de la
vente de ses produits, ce qui n'optimise pas les compétences. A part la
filière de la volaille et la filière bovine (pour le coup, les
nordistes sont hyper organisés sur ce secteur) qui tirent un peu
l'efficacité vers le haut, il y'a tant à faire.
Batons de manioc, attendez moi; j'arrive (préparez la rico et la bouillie avec un peu de citronnelle sur ça SVP).

17 Comments Add your own
1. Etum | 03/30,2009
Ca Nino, c'est "la rico" toujours comme ca?
2. oniN | 03/30,2009
Etum, tu écris ça comment toi? Moi, je suis *ingénieur du son*
3. Etum | 03/31,2009
Lol Nino
4. Ti Aya | 03/31,2009
Nino
Penses nous seulement qd tu seras en train de nyama "ta rico" :-)
Bon appetit
LOL
5. tati | 04/01,2009
peut en acheter sur internet?
6. Etum | 04/01,2009
@tati,
Vas sur miondo.com à venir... lol
7. Eddy | 04/01,2009
Loool,
la kosh academy en action.. !
8. Kans | 04/02,2009
Une autre qui est pas mal, vue dans un restau camer à Paris:
Terrine de haricot.
Je vous laisse déviner le plat en question et je donne la réponse dans qques jours.
9. Eddy | 04/02,2009
Si mes souvenirs sont exacts, une terrine c'est un plat à consistance plutôt solide, ce qui me fait écarter le jazz.
Il ne reste plus que le coki.
Ayè, j'ai bon?
10. oniN | 04/02,2009
Yah Eddy, le jazz n'est pas solide? Tu confonds le sous-marin (le jazz) et l'hhuile qu'il y'a dessus...
Et puis, tu n'as pas encore vu les haricots cuits à l'étouffée?
Ah oui, j'ai vu dans un livre de cuisine, la recette du "polenta"! En fait, c'est juste le coucous de maïs..
11. Eddy | 04/05,2009
Lool,
ekie, mais c'est le sous-marin et sa surface qui font le mougnon du Jazz justement. L'un n'est rien sans l'autre.
Mais tu me plonges dans le doute là, du coup chui plus très sûr de ma réponse à la devinette.
12. TAMBA | 04/07,2009
Où est le Prési avec sa "terrine de haricot"?
13. Ti Aya | 04/08,2009
Je crois que si on revient à l'origine de ce mets, l'expression "terrine de haricot" qui est liée au mode de cuisson, n'a pas lieu d'être. En effet, ce n'est que tout récemment que le dit mets à commencé à être préparé au moulinex, et cuit dans des boites de guigoz, au gram dam des "puristes" d'ailleurs, nos grand-mères en particulier.
J'ai bon?
14. oniN | 04/08,2009
Vous voulez dire que la "terrine de haricots", c'est le koki ?
Et ils disent *terrine de haricots avec des plantains senior*?
15. Eddy | 04/08,2009
,oniN@
peut-être qu'ils disent: "Terrine de haricot à l'étouffé de plantain".
je ne sais pas dans quels sisonghos le prési se trouve pour nous donner le fin mot de l'histoire.
@Ti Aya,
gars francho je préfère de loin quand c'est cuit dans les feuilles, à l'original.
Au fait en passant, parions que le terme koki qu'on emploie est en fait une déformation de l'anglais cookie (= gateau)
Ce qui m'amène à me demander, quel est le "vrai" nom de ce met.
16. Ti Aya | 04/08,2009
@Eddy
Ecrasé à la pierre et cuit dans les feuilles. Aucune de mes grand-mères n'en a jamais goûté qui soit fait autrement. Et elles ont bien raison, et toi aussi. Mais de grâce, ne demandes pas à une de nos nyango d'aujourd'hui de te le faire à l'ancienne, au risque de passer pour un rustre.
Son nom dans ma langue maternelle se prononce avec des sons que l'alphabet français ne connait pas. Je ne vais pas faire à ce chef d'oeuvre de notre art culinaire l'affront d'essayer d'écrire ça. Rappelle-moi, Eddy, la prochaine fois qu'on se voit, et je te le dirai.
J'en profite pour pousser un coup de gueule contre cette mentalité qui veut que chez nous ce qui est fait avec les machines "des blancs" trouve plus grâce à nos yeux, alors que chez eux il y a une politique de conservation du savoir-faire des terroirs, qui fait par exemple que les produits avec le label "fait à l'ancienne" ont une côte supérieure aux autres.
17. Eddy | 04/08,2009
@Ti Aya, "Mais de grâce, ne demandes pas à une de nos nyango d'aujourd'hui de te le faire à l'ancienne"
Tara lepp seulement. Elles te diront qu'elles n'ont pas le temps que nos grands-mères avaient. Qu'elles doivent aller bosser, gnagnagni, gnagnagna.
Mais si c'est pour mettre 3 couches de vernis à chaque ongle et écumer les magasins, là elles ont subitement le temps.
@Ti Aya, "J'en profite pour pousser un coup de gueule contre cette mentalité qui veut que chez nous.."
ca ce sont les méfaits de la colonisation, molla. Comme vous croyez que c'est terminé là. On a passé le temps à nous raconter comment nous sommes des sauvages. Alors forcement tout ce qui est traditionnel à une connotation négative dans nos têtes.
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