Douala brûle....les atermoiements d'un régime?
02/25/2008
C'est "journée morte" dans les grandes villes du Cameroun. Plusieurs personnes ne sont pas allées travailler, plusieurs commerces sont restés fermés. Des pillages ont commencé à Douala.
Tout a commencé hier à Douala avec une manifestation contre la modification de la constitution, qui s'est soldée par la mort de 2 personnes (même si l'AFP donne des infos un peu "bizarre"). La grève des taxis tombant mal, elle est venue s'additionner à un mouvement de revendication, pour augmenter la grogne sourde qui monte depuis bien longtemps chez les populations.
Les populations se plaignent de la vie chère; les taxis se plaignent des prix du pétrole; et par dessus tout, celui qui est tenu pour principal responsable veut modifier la constitution pour rester président à vie. Faut dire que ça fait un tout.
Pas un chat dans les rues à Yaoundé, Douala, Bamenda, Limbé, etc...Le spectre des années de braise plane de nouveau sur le pays, après que le pouvoir de Yaoundé ait décidé de laver dans le sang toute vélléïté d'expression sur la modification de la constitution. Les médias ont été fermé pour certains, intimidés pour d'autres; aucune radio privée n'émet actuellement à Douala à part FM Ocean City Radio. Bref, la dictature, la vraie, s'installe au Cameroun, avec dans le rôle du nouveau Kontchou Kouomegni, un certain Biyiti Bi Essam (alias Goebbels).



2 Comments Add your own
1. Etum | 02/26,2008
Nino,
C'est meme tres grave selon les news que j'ai du pays. Shame to you BIYA
2. donfack | 02/27,2008
Les Camerounais en ont marre !!
Enfin l’éveil d’un peuple qu’on croyait endormi pour toujours. Comme un proverbe le dit, quelque soit la durée de la nuit, le jour finit toujours par se lever.
Au Cameroun nous étions dans une situation dans laquelle l’on attendait juste que le coup d’envoi de la révolte soit donné. Actuellement les dés sont jetés, jusqu’à ce que le pouvoir politique prenne ses responsabilités.
Etudiants
Politiciens
Commerçants
Chômeurs
Travailleurs
Tous sont parés à se faire entendre : « LES CHOSE DOIVENT CHANGER »
Nous devons appliquer la bonne gouvernance, le peuple doit être au centre des préoccupations des pouvoirs publics. Finie l’époque où les ressources du pays furent pillées à des fins égoïstes, pendant que le peuple croupissait sous le poids de la pauvreté, se battant pour survivre sans conditions favorables. Et la jeunesse désespérée s’abreuvant d’un rêve d’el dora do, attendant l’occasion pour prendre le large.
Actuellement la liberté d’expression et celle des droits de l’homme sont entrain d’être mis à mal de façon ouverte, aux sus et au vu du monde entier.
Que la communauté internationale ouvre les yeux sur ce qui est en train de se passer :
Il y a de cela plusieurs années, que les revendications estudiantines sont noyées dans la répression et l’intimidation, voire le sang. Hier encore (24/12/2008 autour de 19 H) des échaus fourrés causaient la mort de 2 personnes dans la ville de Douala. Et à l’heure où je saisi ce texte (25/02/08 à 08 H 15 au carrefour dit « TERMINUS SAINT MICHEL»), des rixes sont en train d’opposer des civils aux forces de l’ordre ; qui ont quand même réussi à faire revenir le calme. Et pour faire preuve de sa force dissuasive, elle fait une parade digne de celles que l’on observe les jours de fête nationale, ceci utilisant des jeeps, pick up 4 * 4, et armés jusqu’aux dents.
Nous voila prisonniers de notre passivité, mais trop c’est trop
Les Camerounais d’une certaine génération se souviennent des dégâts que les villes mortes de 1992 ont occasionnés. Ainsi nous devons être conscients du fait que la manifestation n’est pas synonyme de destruction de biens communs.
Nos dirigeants politiques doivent très vite réagir et pas dans la répression, s’ils veulent éviter que ces revendications ne soient récupérées ; car le risque d’une telle éventualité est très élevé. Car la plupart des camerounais, victimes du système, qui n’ont pas eu la chance de s’en sortir et par conséquent oisifs peuvent facilement se laisser endoctriner par des discours de manipulateurs.
Ceci est la lettre d’un étudiant de22 ans qui se demande de quoi est ce que son pays sera fait demain.
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