DENTAREL, l'invention dentaire de la camerounaise Lydie Tchouangang
04/11/2007
Les dentistes sont toujours à courir derrière leurs porte-empreintes dentaires, déclinés en plusieurs tailles, à la fois pour le haut et le bas de la mâchoire. Et quand ils n'ont pas sous la main la taille adaptée à la bouche de leur patient, ils doivent improviser et bricoler. Lydie Livolsi Tchouangang, prothésiste dentaire depuis douze ans, a trouvé la solution à ce problème récurrent. Elle a inventé et fait breveter le porte-empreinte « à géométrie variable ». Et, qui plus est, jetable.
Sortis des standards, les dentistes sont obligés de bricoler au quotidien avec des ajouts de cire. Ils sont contraints d’avoir du stock, ce qui est coûteux et encombrant. Ils doivent aussi stériliser à chaque fois les porte-empreintes qu'ils parviennent à récupérer chez les prothésistes.
Lydie Livolsi Tchouangang a un début de solution, qui bientôt prend forme : mettre au point un porte-empreinte capable de passer de la petite taille à l'extra large par un jeu de soufflets qu'on agrandit ou réduit en un tournemain. En ces temps où les problèmes sanitaires interpellent l'opinion publique, elle réfléchit parallèlement à la conception de porte-empreintes à usage unique, pour résoudre la question du nettoyage et de la stérilisation.
Le brevet d'invention a été déposé à l'INPI auprès de qui Lydie a trouvé le meilleur accueil. Et bien qu'avec sa petite entreprise elle n'ait pas, loin s'en faut, la capacité à intégrer un centre de recherche & développement, son porte-empreinte à géométrie variable est en cours de prototypage.
Lydie L. Tchouangang a reçu en 2002 le Trophée "Brevet" du Développement technologique des mains du Délégué régional de l'ANVAR (brevet Européen n° 04710059.9).
Lydie aura alors à choisir entre deux options qui la taraudent aujourd'hui : se lancer dans l'aventure industrielle, nouveau pas important pour elle et Ouega (le nom de son entreprise), ou vendre des licences. Pour les pratiquer régulièrement dans son métier de prothésiste dentaire, elle connaît bien les fournisseurs et les fabricants de porte-empreintes. Ils se comptent sur les doigts d'une main, pratiquement. Elle sait aussi qu'une innovation en appelle d'autres et elle a déjà quelques idées en tête.
Le journal de RFO du 27 Janvier 2007 a consacré quelques minutes à la présentation de son investion, ainsi qu'à une brève interview. C'est après le reportage sur la sauvagerie au Sénégal. Cliquez ici pour voir.
Lu sur Grioo


1 Comments Add your own
1. Malaïka | 04/18,2007
Je dis bravo madame !!!!!!!!!!!
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