Récit de la mort des Nouvelles Brasseries Africaines (NOBRA)
02/17/2007
Vous avez peut-être connu les "Nouvelles Brasseries Africaines" si vous êtes camerounais, ou bien informés.
Voici le récit de la mort de cette entreprise. Je le poste ici, car si on apprend beaucoup du succès des autres, on apprend encore plus de leurs échecs.
Cet échec évitera peut-être bien des écueils à d'autres jeunes entrepreuneurs, en tout cas je l'espère (car n'oubliez pas que 2007 est l'année de l'innovation en Afrique).
Télécharger le récit de la mort de NOBRA (en PDF)
7 Comments Add your own
1. Eddy | 02/19,2007
Voici l'enseignement que je tire du texte gracieusement posté mon cher nino:
1. Ne pas négliger le travail de lobby. Le promoteur P. Tchanque aurait du faire une demarche vers popaul et lui proposer de prendre des action dans la societe nouvellement créée.
2. Il n'y a qu'un seul capitaine à la barre. Et en general, quand tu laisse monter des financiers dans ton bateau, il feront tout pour t'ejecter s'ils sentent qu'ils sont sur un bon coup. J'ai lu au moins dix histoires similaires de promoteurs de projets débarqués par les investisseurs.
3. Il ne faut pas négliger la concurrence. Parfois il vaut mieux adopter un profil complementaire que concurrentiel, quitte à avoir dans un premier temps un chiffre d'affaire plus réduit.
La nobra aurait pu par exemple se concentrer sur des produits inexistants dans le portfolio des brasseries du cameroun. On ne l'aurait pas consideré/reconnu tout de suite comme un concurrent à abattre.
4. Quand on se lance dans un bizness et que c'est quelqu'un d'autre qui possede le knowhow, c'est toujours très délicat! Ici le promoteur n'est "que" gestionnaire. On voit qu'il a absolument besoin du knowhow d'un autre pour son business, que cet autre soit stella artois, kronenbourg, cerekam ou canada dry.
C'est un risque parce que sans ce partenaire, tout tombe à l'eau.
Par contre l'inverse (le promoteur est le technicien, il maitrise le knowhow, le copilote c'est le gestionnaire) est nettement