Il faut sauver le lac Tchad
01/04/2007
La Commission Economique pour l'Afrique (CEA) vient de signaler dans son bulletin bimensuel que le sécrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad M. Sanni Adamu (Commission qui comprend ..) a demandé à la CEA de lui fournir son appui afin d'évaluer la faisabilité du renflouement du Lac Tchad à partir des eaux de l'Oubangui, affluent du fleuve Congo.
En 40 ans, la surface du Lac Tchad est passée de 25.000 km2 à environ 1.000 km2, autant dire que la situation est critique. Un tarissement du Lac Tchad menacerait la vie de 25 millions de riverains.
La sécheresse et les conflits mettent en péril les approvisionnements en eaux. En renflouement le Lac Tchad par les eaux de l'Oubangui, la solidarité africaine, dont on parle tant, s'exprimera encore une fois.
En regardant la photo satellite du Sahara, on comprend que le mouvement lancé par Wangari Maathai, the Green Belt Movement (La Ceinture Verte) doit s'accélerer et protéger la bande juste en dessous du tropique du Cancer.
L'avancée du désert dans plusieurs pays africains est une réalité, certes moins hollywoodienne que le film d'Al Gore sur le réchauffement climatique, mais tout aussi important si les pays concernés espèrent préserver leur environnement, et atteindre les objectifs de développement du Millénaire.

Cette image montre bien que le réchauffement climatique est une réalité en Afrique (même si l'Afrique y contribue très peu, elle en souffre autant, sinon plus que les autres pays), alors il ne faudrait pas y adjoindre l'avancée du désert et la rarefaction de l'eau.
Ceci est certainement moins sexy que la réduction de la cassure numérique, mais sans fondations solides, la plus belle des constructions s'effondre tout de même.