Créé par une compagnie ghanéenne, traduite dans 4 langues (français, anglais, espagnol, portuguais), TradeNet est une plateforme innovante permettant le négoce de produits agricoles via Internet.La création de cette plateforme a pris 2 bonnes années à BusyLab, la société qui en est propriétaire. La plateforme permet :
A un acheteur de s'inscrire et de proposer ses produits
A un vendeur de s'inscrire et de chercher des produits suivant ses moyens financiers
A tout inscrit de s'inscrire à des alertes reçues par SMS (produits vendus, apparition d'un produit au prix souhaité)
d'envoyer gratuitement des SMS aux vendeurs et/ou acheteurs pour les contacter
d'avoir les graphiques en temps réel sur l'évolution des prix de vente, des prix d'achat, des quantités vendues, des stocks, etc...
d'être informé en temps réel de l'évolution du marché grâce à la mise à disposition d'un flux RSS
TradeNet a d'abord été testé de manière intensive (en Afrique de l'Ouest, en Ouganada, au Salvador et aux Honduras). En phase de test, la plateforme a parfaitement résisté à 540.000 prix diféfrents, 386 marchés différents, 2100 utilisateurs inscrits. Le rythme de croisière ets donc désormais possible (pas comme un certain système Sydonia au Cameroun, qui fout la honte à tout progressiste).
En somme, TradeNet marque bien une avancée dans le domaine de l'amélioration de l'information sur les marchés,et les retombées sont immédiates:
Des producteurs d'oignons du Burkina-Faso trouvent des débouchés à Accra au Ghana
Des acheteurs d'Afrique de l'Est trouvent des vendeurs d'engrais au Nigéria
Le premier satellite panafricain, conçu par Regional african satellite communication organization (RASCOM), est prêt. Le seul obstacle à sa mise sur orbite prévue pour 2007 est, d’après le directeur général de RASCOM, Dr Jones Killimbe, le financement.
Il en a fait cas hier, pendant la visite qu’a effectuée le ministre des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Hamed Bakayoko, à leur siège au Plateau. Jusqu’à ce jour, sur 361,5 millions de dollars de besoin total d’investissement, seulement un peu plus de 181,3 millions ont été mobilisés.
La mise sur orbite du satellite, a expliqué le ministre, va permettre aux pays africains d’économiser entre 250 et 300 milliards de FCFA par an sur les coûts de transit partant de l’Afrique vers l’Afrique par le biais d’opérateurs étrangers. Ce sont donc plus de 800 millions d’Africains dans 45 pays qui auront accès à la téléphonie, au fax, à internet et à la télévision grâce aux terminaux terrestres. Un accent particulier sera mis sur la desserte des zones rurales, pour réduire la fracture numérique, a fait savoir Dr Jones Killimbe. Le ministre a associé les opérateurs privés de téléphonie à cette visite, ‘‘pour qu’ils intègrent RASCOM dans leur projet de développement’’.
Dans son fonctionnement, le satellite va accroître les opportunités de revenus par l’afflux de trafics interafricains générés par les liaisons directes entre tous les pays africains et les îles associées. Grâce aux économies d’échelle obtenues, le coût de la communication téléphonique nationale par minute n’excédera pas 0,10 dollar, selon les concepteurs du projet.
Il faut éviter un débordement de joie, puisqu'il était déjà prévu en 2005 que le satellite soit lancé en 2006. Lisez l'article ici sur Lefaso.net
Sans vouloir paraître pessimiste, les organisations africains ne devraient communiquer que sur des choses déjà faites.
Ainsi, chaque année, la mise en orbite est prévue. ça fait des années maintenant. Je veux bien que le "seul" obstacle soit le financement, mais c'est un obstacle de taille ! A ce jour, après plusieurs années de lobby, seuls à peu près 50% des fonds sont mobilisés. ça devrait inciter à la prudence, plutôt qu'au buzz marketing, qui ne fait que renforcer la croyance selon laquelle les institutions africaines n'obtiennent quasiment jamais de résultats positifs.
Un fabricant chinois Meizu vient de sortir un téléphone ressemblant comme deux gouttes d'eau à l'Iphone d'Apple .
Certains diront qu'ils l'ont piraté, mais si tel était le cas, sortir une réplique meilleure sur certaines points en moins d'un mois relève du prodige. Et dans ce cas, je les encourage à continuer ainsi, puisque les fonctionnalités de l'Iphone ne sont pas déposés. De plus, le marché chinois leur est grand ouvert, quand Apple ne compte aller en Asie qu'en 2008.
Si le prix est abordable, que les téléphones sont iso-fonctionnalités, les consommateurs africains apprécieront peut-être ce téléphone.
Vous trouverez ci-dessous uen présentation vidéo de l'ordinateur à 100$. Son nom de code a par ailleurs été dévoilé; ça sera "XO".
On voit dans ce banc d'essai vidéo de l'ordinateur à 100 Dollars, la compacité de l'appareil et son descriptif technique (microprocesseur, mémoire, résolution de l'écran, ports, entrées, sorties...). La machine est dotée d'un internet sans fil de type meshworking (portée annoncée de 1 km pour l'antenne). Cela permet de connecter plusieurs ordinateurs ensemble sans point d'accès central.
Quelques applications disponibles en standard sur l'OLPC :
un navigateur basé sur Mozilla, Etoys (pour construire du contenu interactif),
un logiciel de clavardage,
une application de traitement de texte et
TamTam (une application de composition et de lecture musicale à décourvrir sur le blog dédié, voici aussi une vidéo de présentation du logiciel) .
Certaines questions éthiques et pratiques se posent face au déploiement des OLPC dans les pays africains par exemple.
Comment pourra-t-on par exemple s’assurer que les élèves exposés à cette technologie ne seront pas emportés par la culture mondialiste ?
Quelles garanties auront-ils qu’ils pourront protéger leur propre culture ?
Va-t-on leur permettre de la diffuser ?
De la rendre accessible à la communauté internationale (il se pose notamment le problème des caractères africains qui ne sont pas nativement supportés par les navigateurs) ?
Comment se gère la fourniture en pièces de rechange ?
Comment se gèrent les grosses différences linguistiques (qui traduit les logiciels dans les différentes langues, et comment s'opèrent la maintenance) ?
Bref, en ce qui me concerne, encore beaucoup de questions sans réponse; même si le PC à 100$ est une formidable initiative.
Nokia vient de publier (sur Youtube...comme quoi, c'est une bonne plateforme pour faire de la pub) 4 vidéos à voir ci-dessous montrant quelles sont les futures utilisations possibles du téléphone portable.
On peut constater que ces utilisations nécessiteront de plus en plus de bande passante, beaucoup de domotique, bref les nouvelles technologies à gogo.
En passant, il serait temps de nos pays africains pensent à faire les révolutions (agricole pour certains, technologiques, sanitaires) très très vite, sous peine d'être laissée sur place, à penser à réduire une "fracture numérique" de plus en plus insaisissable chaque année.
Quand on essaie de combler le fossé en téléphonie fixe, la norme devient la téléphonie mobile. Quand on essaie de couvrir un pays par le GSM, la norme devient la 3G, voire la 4G ou le Wimax. On finit par essayer de ne pas creuser la fracture numérique, ce qui n'est pas le même objectif du tout !
Quand on investit lourdement dans des ordinateurs à 100 dollars, 2 ans après, leurs caractéristiques sont obsolètes et les pièces de rechange inexistantes (ce qui est un immense risque qui pèse sur ces ordinateurs "hors normes").
Prière à tous ceux qui le peuvent de diffuser largement cette publication auprès des étudiants et professionnels africains, c'est une véritable mine d'informations.
Le livre commence par une présentation pratique des propriétés d'une onde, de quelques fondamentaux de l'électromagnétisme, tout ça dans un langage compréhensible même par les néophytes. Ensuite, une rapide présentation des protocoles d'échange en télécommunications et en informatique.
Bref, un livre très complet et très "pratique" avec des ordres de grandeur, des exemples de mise en place.
Je le redis je sais, mais à diffuser largement. C'est rare de voir des livres d'un tel niveau accessible gratuitement (licence CREATIVE COMMONS).
Une étude commanditée par l'Etat du Bénin dans le secteur des télécommunications dans le pays révèle qu'un total de "47 opérateurs sur 50 visités", exercent "tout ou partie de leurs activités en violation des textes" privant ainsi l'Etat béninois "d'importantes recettes" et provoquant "une forte hémorragie financière au préjudice de l'Etat béninois".
Parmi les principaux dysfonctionnments constatés figurent :
l'accès anarchique à l'international des réseaux exploités par les entreprises concernées, sans aucune autorisation (...),
le non respect de la législation en vigueur (...)
l'exploitation sans contrepartie des équipement de "Bénin Télécoms SA"
l'existence de mal gouvernance à "Bénin Télécoms SA", la société nationale de télécommunications
L'Etat, en mesures de rétorsion va suspendre tous les "arrêtés portant autorisation de prestation de services de télécommunications telles que la Voix sur IP, la boucle locale radio, le wifi, le wimax, l'adsl, les cartes prépayées à l'exception des fournisseurs d'accès internet et des opérateurs de cybercafé qui exploitent légalement leurs activités". Les conditions de la récente "mutation des Telecel vers Moov" (opérateurs privés) seront également examinées, promet le gouvernement béninois qui annonce plusieurs autres mesures dont notamment le démantèlement "sans délai" d'installations techniques opérées sans autorisation, le relèvement des prix de licences accordées de "manière fantaisiste". On ne peut que regretter ces décisions fortement répressives qui peuvent mettre à mal des entreprises béninoises (plus de téléphone, plus d'Internet, etc..). Une remise en conformité avec la loi progressive avec un délai de mise en oeuvre aurait été préférable selon moi. Après tout, l'économie béninoise n'a fait que s'adapter à un régime qui ne permettait pas le travail serein. Alors, pourquoi les entreprises seraient-elles les seules à payer? Elles sont dans l'illégalité certes, mais l'Etat était dans l'illégalité aussi.