Alors qu'Afrigator vient d'être classé parmi les start-ups web2.0 mondiales comme la seule réprésentante de l'Afrique (Z'ont pas dû voir muti.co.za ces aveugles de Business2.0; mais je leur concède cette omission car Afrigator a bénéficié d'un meilleur buzz sur Internet), l'épineuse question de la rentabilité de ces sociétés <<2.0>> n'est pas encore résolue.
Afrigator a levé 35,000$ de business angels qui attendent évidemment leur ROI. Il y'a quelques temps,le rachat très médiatisé et controversé (pour son prix astronomique de 1,6 milliards $) de Youtube par Google posait la question de la rentabilité de Youtube. A ce jour, Youtube n'est toujours pas rentable, presqu'aucune plateforme vidéos ne l'est d'ailleurs.
D'ailleurs, je me demande quel est le business model d'Afrigator....
Si pour les fondateurs, la rentabilité consiste évidemment en une éventuelle vente au prix fort à un investisseur, la question centrale demeure: comment pérenniser ces services sur le long terme?
Eh bien, découvrons cette petite interview de Benjamin Bejbaum, le fondateur de Dailymotion, où il explique les difficultés à gérer ce genre de sociétés et surtout sa vision du modèle économique à adopter (enfin, l'embryon d'idée qu'il a sur le sujet).
C'est toujours un bon début d'avoir l'avis des premiers concernés.....
C'est officiel sur le site de Thales, ArianeSpace et Thales Alenia Space ont annoncé le lancement de RASCOM, premier satellite panafricain de télécoms pour le dernier trimestre 2007.
Pour info, les objectifs de RASCOM (qui compte 45 pays africains membres) sont:
Permettre la fourniture de divers services de télécoms aux populations africaines
Permettre une couverture complète (urbaine et rurale) de l'Afrique, même les endroits enclavés
Permettre les communications internationales et Internet moins chères pour les Africains
Créer un lien direct entre tous les pays africains (actuellement, les communications transitent par l'Europe, l'Amérique du Nord ou l'Asie...)
Faciliter les communications interurbaines à l'intérieur d'un même pays africain
Permettre une diffusion de programmes radio, TV et multimédias dans chaque pays africain, et faciliter l'échange de ces programmes entre pays africains
Booster la faible connectivité de l'Afrique
Si je lis bien le communiqué de la BAD, le satellite est supposé faire économiser aux pays africains environ 1.2 milliards $ (aïe, j'ai le vertige!!!) sur sa durée de vie, ce qui se traduit (selon le même communiqué) en 210 millions $ annualisés (là, je retrouve des chiffres que je maîtrise ).
J'en déduis que la durée de vie prévue pour le satellite RASCOM est environ 6 ans.
RDV donc en 2014 si RASCOM est réellement lancé en Décembre 2007.
L'édition online du 26 Juin 2007 du quotidien camerounais MUTATIONS a consacré un article à Akopo et à sa genèse.
Dans cette interview, nous sommes revenus sur l'historique d'Akopo, la place des blogs dans l'Internet africain (où d'ailleurs, l'Afrique anglophone est en avance considérable sur l'Afrique francophone).
C'est l'information révélée il y'a quelques jours par le National Institute Statistics, seulement 17% des rwandais utilisent Internet (pays de 1.530.000 habitants).
On sait que Internet et les NTIC sont la priorité du gouvernement Kagamé, qui a lancé le plan NICI2020 (dire ni si twenty twenty). Ces chiffres ne sont pas pour plaire au gouvernement rwandais (à ne pas comparer au 1% des camerounais qui utilisent Internet) qui a déjà annoncé un plan pour améliorer ces chiffres (considérés comme catastrophiques).
Ainsi, Nkubito Bakuramutsa, DG de RITA (Rwanda Information Technology Authority) a annoncé que son agence allait lancer la construction d'un backbone Internet qui permettrait d'abaisser les coûts de connexion à Internet à environ 10$/mois (soit 5000CFA/mois!).
Espérons qu'un pays comme le Cameroun saisisse REELLEMENT l'importance des NTIC en prenant des vraies mesures de développement, et ne se limite pas à construire des "centres communautaires"...
Un 4ème opérateur de téléphonie mobile, COMIUM, a lancé son offre (sous l'appelation commerciale KOZ) lundi 04 Juin 2007 en Côte d'ivoire. COMIUM a investi 100 millions de $ dans l'achat de la licence téléphonique et dans les infrastructures nécessaires au lancement du service.
L'entreprise a définit "On dit quoi?" comme slogan de campagne, pourquoi ? Eh bien, parce : "On dit quoi? On KOZ !". Pas mal du tout non ? Espérons que gaou sera séduit !
Celtel a récemment ajouté le Gabon , le Congo et la République démocratique du Congo à son service "One Network".
Comme je l'avais signalé dans ce post, le service "One Network" permet aux abonnés de Celtel qui sont au Congo, au Gabon, en RDC, en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda de se déplacer librement à
travers les frontières géographiques sans frais supplémentaires
de « roaming » et sans avoir à payer pour recevoir les appels
entrants.
Pour avoir discuté avec des responsables de Celtel au salon AfricTalents, je pense qu'il compte bien étendre ce service à tous les pays qu'ils couvrent. D'ailleurs, Celtel espère bientôt couvrir plus de 20 pays, et prévoit d'attaquer l'Amérique Latine, et est déjà au Moyen Orient. J'étais assez content que voir une entreprise d'africains avec autant d'ambition et complètement décomplexée.
Objectif affiché: Être parmi les 10 entreprises du continent, et pourquoi pas du monde ! (tout simplement)
Peut-être que MTN pourrait y penser pour le Cameroun et le Nigéria, je suis sûr que ça boosterait les échanges commerciaux entre les 2 pays...
Au 1 premier Juin 2007, la numérotation téléphonique du Cameroun passera de 7 à 8 chiffres, selon cet article du Messager. La nouvelle a été annoncée le 09 Mars 2007 lors d'un point presse tenu par Bello Bouba Maïgari (l'actuel ministre des Postes et Telecoms). Pensez donc à modifier vos annuaires suivant le principe suivant :
Rajoutez un 2 devant tous les numéros CAMTEL commençant déjà par 2
Rajoutez un 3 devant tous les numéros CAMTEL commençant déjà par 3
Rajoutez un 7 devant les numéros MTN Cameroon
Rajoutez un 9 devant tous les numéros d'Orange Cameroon
Tous les numéros de service à valeurs ajoutées débuteront par un 8
Cette numérotation devrait apporter 80 millions de nouvelles lignes, et permettre aux opérteurs d'avoir des lignes disponibles jusqu'en 2037, selon les experts.
Une question est de savoir quelle sera à peu près la période de validité de cette nouvelle numérotation?
Ppourquoi ne pas directement passer à une numérotation à 10 chiffres, permettant de tenir au moins un siècle (si d'ici là, la téléphonie mobile n'est pas devenue obsolète) ou plus? ça demanderait un effort marginal aux opérateurs et à tous les utilisateurs, mais au moins, après, tout le monde est tranquille sur le long terme...