La généralisation du haut débit en Corée est aujourd’hui une véritable “marque de fabrique” reconnue au niveau international : 90% de la population est connectée à l’Internet dont 14 millions en haut débit en janvier 2007.
En revanche, ce que vous savez moins, c’est que la Corée paye aujourd’hui le prix de la “monoculture technologique”.
En Corée, impossible d’utiliser un ordinateur Apple pour accéder à sa banque en ligne, faire des achats sur le Net ou accéder à l’un des nombreux sites Internet de l’administration coréenne. Les utilisateurs de Linux, de Firefox, d’Opera ou de tout autre navigateurs Internet alternatifs feront eux aussi les frais de cette mauvaise aventure.
La raison de ce phénomène pour le moins étrange est que toutes les communications cryptées du pays utilisent des contrôles ActiveX de Microsoft “non standards”.
Autrement dit, l’ensemble du réseau sécurisé coréen est construit sur la base de technologies Microsoft qui ne sont plus à jour. Conséquence : la Corée ne peut pas passer à Vista ! Et pourtant 99,9% des ordinateurs coréens fonctionnent sous Microsoft Windows.
Difficile de comprendre un tel paradoxe ! L’histoire est un peu longue car elle remonte à 1998.
A cette époque, le futur système de cryptage SSL à 128 bits devant assurer la sécurité des communications sur Internet n’était pas encore finalisé par l’IETF (Internet Engineering Task Force), l’instance de standardisation internationale. A cette époque, la demande pour disposer d’un système plus sécurisé de réseau est pourtant tellement forte en Corée que le gouvernement diligente la mise au point d’un système de chiffrement propriétaire nommé SEED (différent du futur SSL).
Ce système est téléchargé par les internautes sous la forme d’un contrôle ActiveX, un programme mis au point par Microsoft, dont la principale propriété est de s’exécuter lui-même sur le poste des internautes. Entre 1998 et 2007, cette méthode a donc représenté l’unique moyen en Corée de se connecter de façon sécurisée à un site de banque ou pour faire des achats sur Internet.
Or, la principale faiblesse des contrôles Active X est justement de pouvoir s’exécuter sur un ordinateur, simplement en visitant un site Web et sans aucune action humaine préalable. Autrement dit, un véritable fléau concernant les virus.
Avec le lancement de la nouvelle version d’Internet Explorer, IE7, et de son nouveau système d’exploitation Vista, Microsoft a corrigé la faiblesse de son contrôle Active X qui, dorénavant, ne peut s’exécuter sur un ordinateur que si l’utilisateur le lui permet.
Ce changement impacte tous les sites Web transactionnels coréens fonctionnant en mode sécurisé. Ce qui signifie que le passage à Vista rendra d’un seul coup vulnérables toutes les transactions sécurisées que font d’habitude en toute confiance les internautes.
De son côté, Microsoft n’a pas souhaité retarder la commercialisation de Vista en Corée.
En janvier 2007, une polémique s’est rapidement établie entre Microsoft et les autorités coréennes qui appellent la firme de Redmond à retarder le lancement de Vista afin d’avoir le temps de recoder et de tester tous les sites sécurisés du pays.
Un véritable cas d’école sur les risques de vulnérabilité engendrés par la monoculture technologique.
Prière à tous ceux qui le peuvent de diffuser largement cette publication auprès des étudiants et professionnels africains, c'est une véritable mine d'informations.
Le livre commence par une présentation pratique des propriétés d'une onde, de quelques fondamentaux de l'électromagnétisme, tout ça dans un langage compréhensible même par les néophytes. Ensuite, une rapide présentation des protocoles d'échange en télécommunications et en informatique.
Bref, un livre très complet et très "pratique" avec des ordres de grandeur, des exemples de mise en place.
Je le redis je sais, mais à diffuser largement. C'est rare de voir des livres d'un tel niveau accessible gratuitement (licence CREATIVE COMMONS).
Le village malien Bourem Inaly
possède à peu près 120 postes de télévision, mais
ne reçoit aucun signal TV. Problème donc.
GeekCorps a ainsi aidé la
station radio locale à diffuser du contenu TV via le Wi-
Fi.
L'idée a consisté à construire une antenne de
réception TV à partir d'une canette quelconque, la cantenne (nom composé provenant
de "canette" et "antenne") réalisée
entièrement à partir de matériaux locaux. Le seul
matériel importé est récepteur auidio/video, dont le coût
est d'environ 12.500 CFA.
Ainsi, 15 "cantennes" ont pu
être installé dans des foyers de Bourem Inaly, couvrant ainsi
près de 200 personnes, et la station radio gagne à peu près
22.500 CFA en de location des "cantennes". La station radio compte
réinvestir ce profit dans l'installation d'une nouvelle
"cantenne" chaque mois, élargissant ainsi sa
clientèle.
Pour apprendre à fabriquer des "cantennes",
regardez la vidéo ci-dessous
Je vous
entends déjà d'ici vous demander ce qu'est le web3.0,
n'est-ce pas? Eh bien, d'après cet article du New-York Times, il s'agit du
web avec une couche supplémentaire d'intelligence de la part des
ordinateurs.
Les sites par exemple, plutôt que d'introduire la
possibilité de faire des requêtes (même complexes) permettront de
faire des recherches sur des phrases données.
Par exemple,
j'écris:"J'aimerais aller au Cameroun pendant les fêtes de
Noël, avec retour pour au plus tard le 06 Janvier 2007 pour un budget maximum
de 900€. De plus, je n'ai pas envie de transiter par
l'Angleterre", et le moteur me proposera
une offre packagée correspondant à ma demande(budget, et contraintes
de transit). Génial hein? Il s'agit là du Saint-Graal des
ingénieurs en sémantique.
Imaginez, un crédit, un
voyage, le job idéal à portée de phrases. Le web3.0 apportera
une dimension d'intelligence artificielle en plus. Et bien-sûr, les
nouveaux services qui vont avec, et qui contribuent à faciliter la vie de
tous les jours.
Ceci sera peut-être possible grâce aux
efforts faits en sémantique par les ingénieurs. On peut de plus en
plus comprendre le sens précis d'une phrase en fonction d'un
contexte. Les moteurs de recherche vont alors puiser dans l'immense base de
données que constituent le web.
Bien entendu, Google est sur le coup
(on s'en doutait un peu). Peut-être ne sera-t-il bientôt plus
nécessaire de faire une recherche en essayant d'optimiser ses mot-
clés. Il suffira de décrire ce que l'on
cherche....
Vivement, que l'Afrique embrasse le web2.0,
sinon, le web3.0 posera très vite son lot de problématiques
linguistiques et du développement des langues écrites africaines,
alors que le web2.0 est encore à l'adoption.
Je
relaie ici une vidéo montrant la dangerosité des faux
médicaments, dont le traffic est un vrai fléau pour les pays en voie
de développement (PVD).
Non seulement les malades risquent la mort,
mais les bactéries et les virus peuvent développer des
résistances rendant encore plus difficile leur éradication.
Vous connaissez SourceForge
où des milliers de fanatiques de l'OpenSource stockent leurs codes libre ?
Eh
bien, voici Osafa , la première plateforme sur le net, de
surcroît africaine, où les architectes pourront déposer leurs
projets de construction Open Source.
J'imagine que les sceptiques, comme
au temps des logiciels libres, diront qu'aucun architecte n'y
déposera ses projets, mais le monde avance; il ne stagne ni ne
régresse. La rémunération viendra d'ailleurs, tout comme
dans le cas des logiciels libres autour desquels s'est développé
un nouveau business model.
Les
architectes, ou amateurs pourront y déposer des plans
d’étages, des descriptions de bâtiments, des
ébauches/photos et des calculs commerciaux, partagés sous licence
libre, que chacun peut réutiliser ou adapter et améliorer, sans avoir
des frais de licence.
N'est-ce pas là une grande
avancée ? A quand la même initiative dans le domaine de la santé
?
On
ne peut qu'espérer, que par le biais de cette plateforme,
l'architecture africaine (moderne ou ancienne) puisse exprimer tout son talent,
et influencer l'architecture générale mondiale, car dans ce
domaine, l'Afrique regorge de potentiel.