Je me suis rendu jeudi 15 Nov 2007 au salon Cartes & Identification pour voir de plus près la Maâtcard, déjà évoquée non sans polémique sur le blog Africa2.0
Comme il y'a pas mal d'image dans cet article, je ne mets pas l'article complètement sur la page d'acceuil. Donc, allez à la suite.
A l'heure où de nombreux foyers congolais n'ont pas d'argent pour se payer de nouvelles antennes TV, Zeka Nsimba leur offre avec assez d'ingéniosité des antennes réceptrices de son crû, toutes faites de matériaux récupérés localement.
Ses antennes captent très bien et valent environ 1.000 CFA pièces. Zeka Nsimba ne semble pas vouloir s'arrêter là, et se fixe comme objectif d'atteindre le statut de Bill Gates (ni plus, ni moins!). Eh bien, on ne peut qu'être admiratif devant sa grande ambition, et lui souhaiter bonne chance. Le Congo a besoin de plus de débrouillards ambitieux comme lui.
D'après un article du Révélateur, le Congo démocratique a expérimenté avec succès le 10 Jullet 2007 le lancement de sa première fusée, à Menkao, dans la banlieue de Kinshasa.
Le projectile de 5 cm de diamètre et d'une masse de 15,465 kg a atteint 1500 m d'altitude en 35 secondes (soit une vitesse moyenne d'environ 154 km/h).
Cette fusée est la première du programme spatial congolais baptisé "Troposphère", même si pour le moment, les 1,5km atteints sont encore loin des 8-15km d'altitude pour ateindre la troposphère. Mais ce n'est que le début et j'espère que les congolais auront accès à l'espace d'ici peu.
Le lanceur de la fusée est de fabrication 100% congolaise avec des matériaux 100% congolais, affirme Jean-Patrice Keka Ohemba Okese, l'un des responsables de la firme DTA (Développement tous Azimuts) qui a fabriqué la fusée et concepteur dudit lanceur.
Pour y parvenir le concepteur et son équipe de 17 chercheurs ont utilisé des matières locales nécessaires pour la fabrication de l'engin parmi lesquelles le sel de cuisine(!!). Douze mois ont suffi pour mettre en œuvre le premier programme spatial de la DTA qui va se dérouler en deux phases. La phase actuelle dite d'acquisition a été réalisée lors des six premiers mois. Les six autres mois seront consacrés à la seconde phase dénommé phase de maîtrise. Des lancements interviendront tous les trois mois, a affirmé le chef du projet.
Ce qui est positif, c'est que des ingénieurs africains ne se laissent pas endormir par les sirènes du défaitisme qui claironnent que sans intrants chimiques très sophistiqués, point de recherche en Afrique. C'est bienq u'ils montrent que des voies existent, et qu'il faut les explorer avant de se mettre sous la tutelle de multinationales (dites *prestigieuses*) dont les ambitions sont souvent, disons...obscures.
Dans la zone semi-aride de Mwingi au Kenya oriental, Joseph Ututu et ses trois frères ont révolutionné l'approvisionnement local en eau en creusant des puits et en construisant une pompe éolienne. L'ingénieuse pompe, construite à partir de vieilles pièces de bicyclettes et de matériaux de toiture a été conçue par Joseph Ututu après avoir passé 4 ans à dans une université technique. Ces puits ont résolu les problèmes de l'eau du frère et lui ont apporté un revenu supplémentaire substantiel. Depuis qu'ils ont commencé, plus de 30 puits ont été creusés par des voisins.
Historique L'évidence suggère que dans le développement rural, les initiatives prennent souvent une racine plus forte quand elles « ont été découvertes » localement, plutôt que présenté d'ailleurs. Cela ne devrait pas signifier une fin à la propagation des technologies nouvelles, mais cela suggère qu'inciter les personnes à résoudre leurs propres problèlmes peut mener à des solutions plus durables. Mais d'abord il est essentiel d'identifier exactement quels problèmes doivent être résolus.
Problème: pénurie d'eau Dans la zone semi-aride de Mwingi, presque tous les champs sont irrigués. Les récoltes principales sont les céréales (maïs, sorgho et millet) et les légumineuses (pois de pigeon, haricots et doliques de Chine) avec quelques fois des arbres fruitiers et des bananiers. L'érosion de sol, les basses précipitations et la sécheresse sont des menaces principales à la production végétale. Les données de Mwingi confirment les problèmes d'eau, qui sont domestiques comme agricoles. On estime que seulement une famille dans cinq a l'eau courante. La plupart des autres familles creusent des puits pour la consommation en saison sèche dans les lits arénacés de fleuve, prenant l'eau pour leurs besoins domestiques dans des jerrycans en plastique chargés sur des ânes. Ceci peut signifier un voyage quotidien de 6 heures, avec deux ânes portant 80 litres de l'eau pour un seul ménage.
Recherche de solutions Les 4 frères d'Ututu avaient hérité d'un grand domaine de terres fertiles, qui avait été en terrasse par leur père vers la fin des années 50. En dépit de cette ressource, ils ont vécu des problèmes à cause du manque d'eau à boire (ce qui signifie une perte d etemps pour aller chercher de l'eau à 15 kms en saison sèche) et pour l'irrigation. Heureusement cependant, au début des années 90, ils ont appris qu'une église voisine envoyait des jeunes se former au forage de puits. Les Ututu ont été intrigués par la possibilité qu'il pourrait y avoir l'eau se trouvant sous leurs terres, et ont embauché les jeunes nouvellement formés pour les aider à explorer les nappes d'eau souterraines.
Succès Le premier puits a été creusé en 1997 et l'eau a été trouvée à une profondeur de 10 mètres. Depuis lors les Ututu ont excavé 4 puits supplémentaires. Un des frères, Joseph Ututu, a passé 4 ans dans une université technique où il a conçu une pompe éoliennee pour l'un des puits. Lui et ses frères ont construit les pièces mobiles principalement à partir des pneus de bicyclette, et ont fait les voiles à partir des feuilles de toiture de fer ondulé. Joseph est particulièrement fier du mécanisme incluant une poulie, qui a jusqu'ici fonctionné pendant 6 années sans entretien. La pompe éolienne est fixée en position et fait face au vent dominant. La nuit, quand le vent reprend, les voiles tournent très rapide, résonnant et grinçant pendant qu'elles tournent. Mille litres peuvent être pompés de cette façon durant la nuit, et être stockés dans un réservoir.
Croissance des revenus Tandis qu'il peut sembler extraordinaire que les puits n'aient été *découverts* au Kenya que durant la dernière décennie, les frères Ututu ont certainement profité de leur initiative. Il y a un bon marché pour l'eau, et avec les revenus, ils ont réussi à envoyer tous leurs enfants à l'école. Ils ont également cultivé des légumes pour leurs propres besoins et pour la vente. Depuis qu'ils ont commencé, plus de 30 puits ont été creusés par des voisins.
Appui Les puits et les pompes à vent sont des technologies à peine révolutionnaires ; néanmoins leur développement par les Ututus a révolutionné l'approvisionnement local en eau. Ceci accentue le fait qu'il peut y avoir un potentiel évident de ressources naturelles - dans ce cas-ci l'eau et le vent- qui restent inexploitées. Avec des connaissances techniques améliorées, les gens acquièrent les outils pour tirer le meilleur de leurs propres possibilités imaginatives de conception pour résoudre des problèmes locaux de la manière la plus appropriée. Nous devrions donc identifier et encourager l'initiative où elle se produit, et soutenir une telle créativité avec la connaissance « scientifique ».
Elle nous vient du péril jaune, il s'agit d'une technique très géométrique de multiplication.
Je me souviens qu'en Afrique francophone en général, savoir multiplier revient à connaître par coeur des tables de multiplication, et pas mal d'élèves ont dû en baver. Les tables de multiplication par 7, 8 t 9 étant souvent celles qui posent le plus de problèmes.
La méthode présentée ici ne requiert que de savoir compter, et de savoir un p'tit peu dessiner. Je me demande combien d'élèves calculeraient mieux s'ils connaissaient cette méthode.
Regardez, c'est tout en vidéo, sans besoin d'explication orale