ça fait un moment que l'opération dite "Epervier" sévit au Cameroun, et alimente les 9/10 des conversations, des plus mondaines au plus populaires.
Pour ceux qui l'ignorent, l'opération Epervier, est le processus qui doit éradiquer la "haute corruption", et qui se traduit par des arrestations spectaculaires,humiliantes pour les arrêtés et des décisions de justice frisant l'arbitraire.
Pour ma part, toutes les personnes arrêtés l'ont mérité. Elles bénéficieraient d'une vraie justice si elles avaient participé à la mettre en place quand elles étaient aux "affaires". Bref, elles ne récoltent qu ece qu'elles ont semé, et franchement , leur situation ne m'empêche pas de dormir.
Mais, il y'a un point qui me turlupine. C'est que les sommes détournées ne sont jamais retournées, ou jamais à plus d'environ 25%. C'est pour ça que des analystes comme Owona Nguini pense qu'il s'agit de maneouvres dilatoires et/ou politiques pour endormir la populace; et ça marche. La modification de la constitution est passée pendant que les arrestations d'Abah Abah et Olanguena.
A Abah abah par exemple, on reproche des malversations financières datant de 1994 pour une obscure somme d'environ 400 millions CFA...Pour tous ceux qui connaissent un peu le Cameroun, on se demande doù viennent les preuves de malversations ayant lieu en 1994 sachant l'état général de nos archives et sachant que l'informatique n'existait pas à cette époque au Cameroun. Et d'où vient que ce qu'on lui reproche n'atteint que 400 millions CFA? Les "affaires" récentes éclabousser
L'Epervier déploie ses ailes, sa basse-cour fait la sale besogne, mais on n'a pas récupéré les oeufs d'or des poules ! En fait, c'est l'Epervier lui-même qui les couve...
Voici quelques news qui viennent du Cameroun profond sur la situation dans nos villes en ce jour.
********Reçu par mail de Theophile Noel************
Comme hier, les rues sont bondées des citoyens qui vont à
pied, beaucoup rentrant chez eux, puisque les commerces restent toujours
fermés. J’ai fait un tour de la ville « morte » ce matin, à
moto,et je puisse vous assurer que l’intervention du président a
d’avantage plongé les populations dans une incertitude.
C'est le phénoimène montant des primaires américaines, Obama pourrait bien casser la baraque (américaine) et devenir président de l'état le plus puissant du monde. Ci-dessous, le site où chacun peut lui apporter son soutien (déjà qu'il en a pas mal), il en aura encore besoin.
Je reviendrais sur sa fulgurante ascension.
Ci-dessous, une vidéo où il présente son programme pour 2008
Les 3900 délégués de l'ANC ont élu Jacob Zuma au poste de président de l'ANC aujourd'hui à Polokwane, à 2.329 voix contre 1.505 pour Thabo Mbeki.
Jacob Zuma devient ainsi le patron de la formation politique majoritaire à l'assemblée nationale, ce qui va réduire la marge de manoeuvre de Thabo Mbeki.
Si tout se passe comme prévu, Jacob Zuma pourrait devenir le prochain président sud-africain en 2009. Il pèse cependant sur sa tête une menace de procès pour corruption, ce qui l'écarterait alors du pouvoir.
Avec fair-play, Thabo Mbeki a félicité son adversaire comme le montre cette photo. Désormais, il sait que ses chances de rester un acteur majeur de la politique sud-africaine sont réduites.
Dans son dernier livre, Paul Heutching tire à boulets rouges sur tout le monde; sa colère va des présidents africains à Koffi Annan, de l'Occident à la Chine, en passant par le Maroc où des candidats à l'immigration recevaient eux des balles réelles.
Voici son interview sur RFI, où il présente son livre. Attention, il est très très énervé le monsieur !
Enfin un véritable pamphlet qui dit son nom ! Exclusif et authentique,
et qu'on ne pouvait qu'attendre de l'auteur-essayiste, politiquement et
caustiquement iconoclaste, Paul HEUTCHING, que l'on connaît bien depuis
son célèbre : Démocratie, j'écris ton nom - Faut-il juger les "présidents" africains
?, encore et toujours plus d'actualité que jamais. Dans les règles du
genre et même de l'art ! En 122 pages seulement, mais ô combien
embrasées ! De l'écorchage vif ! De la saine et légitime colère ! Contre
ces soi-disant gouvernants et "présidents" africains de la honte (à
quelques rarissimes exceptions près). Contre l'ONU qui méprise,
ridiculise, discrimine et sacrifie l'Afrique - forte d'un milliard
d'habitants, mais non représentée au Conseil de Sécurité qui est, en
fait, la "véritable" ONU, du fait du droit de veto de ses cinq
membres permanents - et les Africains, parce que Noirs.
Trop, c'est
vraiment trop pour Paul HEUTCHING, dont le cri, l'indignation et la
colère ici sont, qu'on le veuille ou non, ceux de centaines de millions
d'Africains, otages des contingences historiques et géopolitiques,
qu'on assassine. À lire et méditer absolument !
C'était sur RFI hier 6 Déc. Il y dit notamment: «Je pense que c’est une supercherie de faire croire que les
Camerounais demandent spontanément de rester au pouvoir à vie à ceux
qui les ont placés pendant 20 ans dans une situation de précarité.»
C'est l'un des sujets politiques du moment: le changement de la constitution du Cameroun.
Faut-il changer la constitution du Cameroun, qui entre autres, permettrait à Paul Biya de briguer un autre mandat (quand l'actuelle le lui interdit).
Pourquoi cette volonté intervient-elle seulement maintenant, alors que les carences sont connues (selon Grégroire Owona) dès la promulgation de l'ancienne constitution?
Le temps passé au pouvoir n'est-il pas indicatif? "changement", est-ce un gros mot dans le contexte camerounais?
Ecoutez ce qu'en pense Grégoire Owona, c'était aujourd'hui sur RFI.
Le 1er Octobre 1961 est une date importante dans la construction de la République actuelle du Cameroun (Le 1er Janvier 1960 aussi, mais c'est une autre histoire). Elle marque l'avènement de la 1ère république du Cameroun.
C'est assez bizarre que le pays ne s'en souvienne pas, ne serait-ce que pour faire une piqûre de rappel aux étudiants et élèves. Cette date symbolise en effet le rattachement de la partie Sud du Cameroun britannique (la province n°7, devenue Nord-Ouest - à vérifier) au Cameroun actuel (la partie Nord ayant choisi le rattachement au Nigéria quelques mois plus tôt).
Cette date marquant la naissance de la République fédérale du Cameroun, dont le premier ministre (et vice-président) est John Ngu Foncha (décédé le 10 Avril 1999) et le président Ahmadou Ahidjo (décédé le 30 Novembre 1989 à Dakar), devrait être rappelé avec un peu plus d'entrain.
La jeune république du Cameroun a à peine dans sa besace 5 dates de construction et d'avancée nationale; donc, on ne peut pas dire qu'il y ait foule et qu'il faille disqualifier certaines dates. A mes yeux, les dates importantes au titre de la construction nationale sont :
1er Janvier 1960: proclamation de l'indépendance
1er Octobre 1961: avènement de la république fédérale
20 Mai 1972: référendum et avènement de la République Unie du Cameroun
1984: la république unie cède la place à une république tout court
19 Décembre 1990: signature du décret qui annonce la fin de l'interdiction du multipartisme au Cameroun
Depuis lors, à mon humble connaissance, rien de nouveau sous le soleil, ni d'avancée notable; et pourtant, il y'en ades problèmes.
En effet,le 26 Septembre 2007 est à marquer d'une pierre dans l'histoire de la démocratie au Cameroun.
c'est la première fois dans l'histoire politique que des candidats à des élections (de quelque nature que ce soit, mais là il s'agit d'élections municipales) vont avoir un débat contradictoire à la télé, de plus, sur une chaîne privée.
La loi électorale institue juste une répartition des temps de paroles que chaque parti utilise en général pour débiter un monologue face aux caméras. Aujourd'hui, Françoise Foning (candidate RDPC) et Jean-Michel Nintcheu (candidat SDF) vont débattre en direct sur Equinoxe TV.
Je pense qu'il s'agit là d'une lame de fond qui arrive. Désormais, d'ici peu, chaque élection donnera lieu à des débats tv contradictoires, et les électeurs pourront se faire une meilleure idée des candidats. J'ai toujours pensé que les médias camerounais tardaient à prendre leur rôle de 4ème pouvoir; ils le peuvent, ils le doivent.