Comme le marché africain de la mode croît, il est de plus en plus nécessaire d'avoir des magazines permettant de la vision de stylistes, designers africains.
Le magazine nigérian BHF sera lancé l'été 2007 dans cette optique. Le couple Geoffrey et Jennifer OLISA entend ainsi introduire aux yeux du monde la mode et la richesse culturelle nigériane et africaine.
Si certains répondent souvent quand on parle de mode africaine qu'il s'agit de retourner à l'ère du cache-sexe, pour ma part, c'est ça la mode africaine actuelle, contemporaine, moderne. La modernité qui se marie avec une idée de la mode traditionnelle.
Rien qu'en voyant les images du journal, on est immédiatement renvoyé à l'idée africaine. Cette mode là est typique, résolumment belle, incroyablement riche et mérite d'être développé. Le temps des insipides WAX hollandais risque d'être bientôt révolu.
De plus en plus, l'anglais domine le paysage d'Internet.
Cette tendance semble inéluctable, mais l'arrivée de la Chine et de l'Inde changera certainement la donne sous peu. Il y'a peu de chance que les conservateurs de Pékin accepte facilement la domination culturelle de l'adversaire transtlantique.
L'univers linguistique africain, pourtant très riche, est-il voué à la disparition?
Les langues africaines, aussi petites soient-elles, peuvent aussi s'assurer une présence sur Internet. En tout cas, un livret publié par l'UNESCO décrit comment assurer la présence d'une langue sur le cyberespace.
Tiens, je lisais cet article de QuotidienMutations, où il était question de la publicité de Cocal-Cola, présentée récemment au Cameroun.
Voici une description de cette publicité: << On voyait dans le spot télé, un jeune homme introduire une pièce de monnaie dans un distributeur de boisson. Geste qui déclenchait alors tout les procès de fabrication du liquide et de sa mise en bouteille. Se mettait alors en place un univers de petits bonhommes de neige en action pour introduire, le bonheur, la joie et le rafraîchissement dans la bouteille.>>
Les parties qui m'ont surprises sont mises en bleu....Etonnant quand même pour une publicité au Cameroun, qu'on y trouve des choses inexistantes dans l'environnement camerounais..Ah oui, le jeune homme est blanc !
Coca-Cola ne semble faire aucun effort pour ne serait-ce qu'adapter ses publicités à l'Afrique (à défaut de le faire pour le Cameroun..)
Vous connaissez peut-être cette chanson interprétée par Orlane dans le cadre de "Tiwa et la pierre miroir".
Sur le site de ce conte au demeurant très bien fait, on peut y lire la description :"Tiwa et la pierre miroir est un conte symbolique qui traite du thème de la différence avec optimisme et qui transportera les enfants dans un univers magique."
Et effectivement, la musique transporte....Just watch !
Ya Ma’Afrika is a show that fuses the lives of 4 African women living in New York City and highlights the cultural experiences, contradictions and challenges of Africans living in the West.
In the show, Thandi (South Africa), Koi (Kenya), Chipo (Zimbabwe) and Wellisane (Cameroon) are roommates from all corners of Africa with different backgrounds.
The women confront issues ranging from relationships to employment and immigration. The show is glamorous with a level of sophistication yet at the same time it will be raw, touching on real issues. The show will capture the cosmopolitan side of Africans, rarely shown on TV.
Click below (on more) to see the trailers, very funny !
Connaissez-vous la première femme détective africaine? Connaissez-vous cette Miss Marple façon "Mama Africa" ?
Un zeste de recherches de détectives, quelques cuillérées de filatures nocturnes, une poignée de culture botswanaise, quelques tranches de générosité le tout arrosé de beaucoup d'humour, voilà en gros le contenu des enquêtes de Mma Ramotswe.
Vous découvrirez cette femme, Precious, la quanrantaine arrivante, aimant profondément son pays le Botswana, ne respectant que Rolihlahla Mandela, la reine d'angleterre et Sereste Khama, dont la sécrétaire Mma Makutsi était major de l'école nationale des dactylographes, et dont l'amoureux J.L.B Matekoni tient le meilleur garage de la capitale Gaborone. Grâce à l'héritage de son père Obed Ramotswe dont elle parle avec une très grande fierté, elle ouvre l'agence n°1 des dames détectives, en lieu et place d'un débit de boissons par exemple. Tout Gaborone est interloqué !
Dans ses enquêtes qu'elle mène avec bon sens, brio et beaucoup d'humanité, nul besoin de suivre les traces de mégots de cigarettes ou des pas de boue, pas besoin de constater que la calvitie naissante ne concorde pas avec le lever du soleil façon Sherlock Holmes, il suffit d'étudier la vie et la psychologie des protagonistes, et d'utiliser un peu sa perception intuitive de la nature (que les mauvaises langues appellent shamanisme) pour finalement résoudre des problèmes d'apparence inextricables, mais somme toute relativement simples. Pas de meutres sanglants ou d'héritières assassinées, juste les turpitudes du quotidien des botswanais (une femme qui veut savoir si son mari la trompe, un père qui recherche son fils enlevé par les Basarwa, deux jumeaux dont l'un est médecin et l'autre en profite aussi pour exercer, etc..). Bref, tout un programme.
En toile de fond, on surprend de temps en temps des appels à l'émancipation de la femme africaine, des appels à l'égalité des sexes et la la non discrimination. Le tout avec une surprenante déconcertion; je me suis surpris à rire plusieurs fois, sans avoir vu venir...
Le tout est extrêmement rafraîchissant et divertissant. Des enquêtes somme toutes très drôles, avec les réactions décalées de certains personnages devant les méthodes occidentales. A lire absolument pour Noël !
Une communauté du peuple Basarwa (peuple du Botswana, souvent appelé Bushmen), a gagné le droit de retourner vivre sur leurs terres ancestrales.
La cour suprême du Botswana a décidé à 2 contre 1 (3 personnes à la cour sûpreme??) que l'expulsion de cette communauté en 2002 était anticonstitutionnelle et illégale. Leur célèbre paster Demond Tutu avait d'ailleurs intervenu en la faveur d'un retour des Basarwa sur leurs terres natales.
Le gouvernement avait expulsé les Basarwa de leur réserve de Kgalagadi en 2002, arguant que leur mode de vie était dépassé. Derrière cette manoeuvre, il semblerait qu'on retrouve l'extracteur de diamants De Beers qui visait les diamants du sous-sol de la réserve (même si le Groupe l'a réfuté sur son site web) .
Le chef de la communauté Roy Sesana a annoncé que son peuple souhaitait "rentrer chez lui". Tiens en parlant de Basarwa, ça me fait penser qu'il faut que je parle de Mma Ramotswe, la Miss Marple botswanaise !!
Que se passerait-il si les indiens d'Amérique demandaient à retourner vivre sur leurs terres, et sortaient de leurs réserves (sans jeu de mot)?