Dans mes pérégrinations cybernétiques....attendez, je faisais quoi déjà ?
Voilà, ça vient. Je regardais un peu les stats de ce blog et je vois qu'un visiteur m'a été envoyé à partir de ce lien. Un internaute cherchant ce qu'était le système SYDONIA (le système douanier récemment installé au Cameroun) est arrivé sur mon blog.
Ainsi, il ressort que SYDONIA est un logiciel développé par la CNUCED et voici le site web de SYDONIA. Alors, quelques infos sur ce système qui va quand même rapporter quelques milliards de CFA au Cameroun (et à 33 autres pays africains).
Ceci dit, on comprend que la CNUCED vante son système, c'est tellement plsu simple pour l'UE que les données du commerce extérieur des pays africains soient au même format que les données de ses pays membres. ça permet de surveiller facilement ce qui se passe en Afrique, les mouvements entrants/sortants vers la Chine, l'Inde ou le Brésil.
En tout cas, j'espère que nos pays pensent à sécuriser ce système, les infos qui en sortent sont stratégiques pour les pays.
Les pays dont on parle le moins (comme la Namibie) ont visiblement plus d'un tour dans leur sac; notamment avec des centres commerciaux très modernes, ou de belles routes avec échangeurs. J'étais très agréablement surpris.
La chanson sur le film est bien sûr de la belle Kadja Nin
Nous sommes en 2033, l'Afrique est une terre prospère et la décadence de l'Europe continue.
Les africains voient arriver à leurs frontières des clandestions européens en quête d'un peu de bonheur. Mais le choc des cultures ne se fait pas sans heurt..."
Voilà la substance de ce film que nous devrions aller regarder en masse. Afin de rendre nos réalisateurs heureux de se battre afin que de tels films sortent. J'espère que la diffusion dans les salles africaines ne sera pas laissée de côté, c'est tout aussi important.
Il aura fallu près de 10 ans au réalisateur Sylvestre Amoussou pour rassembler l'argent ayant permis la réalisation de Africa Paradis. "Le film a été soutenu en partie par l'Union Européenne et l'Agence internationale de la francophonie. Tout le reste du budget a été amené par des Africains, pas forcément riches qui, selon leurs moyens, ont donné 5.000, 10.000, jusqu'à 20.000 euros de participation".
Une piste de financement intéressante utilisée par le réalisateur, faire appel à des dons via Paypal. Visiblement ça marche..Piste à explorer plus ne profondeur, afin qu'il y'a ait pas non plus une myriade de réalisateurs, ce qui brouillerait plutôt les pistes.
Le film sort en France le 28 Février 2007; alors allons-tous le voir...En tout cas, j'irais le voir dare-dare ;-)
Faites tourner ce trailer afin que le plus grand nombre soit au courant de la sortie de ce film.
L'évènement est suffisamment rare pour être souligné, mais l'OHADA a envoyé il y'a quelques temps une sévère critique au rapport "Doing Business" produit par les fonctionnaires de la Banque Mondiale.
Tout de suite, commençons par un extrait de la newsletter accusatrice: *********************************************
Nous estimons néanmoins de notre devoir de porter à votre connaissance qu'il nous revient de manière croissante et préoccupante, en particulier de la part de nombreux très grands juristes, chefs d'entreprise et économistes internationaux, que ce rapport Doing Business ne semble pas reposer sur des fondements théoriques incontestables et que les recommandations de ce rapport, largement perçues comme idéologiques par un nombre croissant de professionnels du droit, de l'économie et de l'entreprise, sont à prendre avec la plus grande circonspection. (.....) Nous appelons donc à la plus grande prudence des Etats et de la Communauté Internationale, (..)face à cet exercice Doing Business, manifestement très contestable et de manière croissante très contesté.
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Les termes sont certes diplomatiques, mais la critique est bien sévère.
En gros, Messieurs de la Banque Mondiale, vous êtes priés d'être rigoureux et moins idéologiques dans vos analyses. Non, en fait vous pouvez laisser tomber ces rapports qu'on prend trop souvent pour paroles d'évangiles, et qui conditionnent les actions de nombreux gouvernements.
Il était peut-être temps que les institutions africaines remettent à leur place ces rapports de fonctionnaires new-yorkais ne connaissant l'Afrique que par des reportages, des rapports comptables et des bilans financiers.
En fait, il est temps que les institutions africaines prennent, arrachent le rôle qui doit être le leur: fournir des analyses et des propositions de solutions aux problématiques africaines.
La banque Mondiale a envoyé une réponse à l'OHADA concernant la critique du rapport "DOING BUSINESS". Le problème devient sérieux, et la Banque Mondiale se réfugie désormais derrière des universités "prestigieuses" qui auraient dit du bien de son rapport. Le prestige devient un argument scientifique!
L'OHADA ne s'est pas laissé faire, la critique a en empiré...
Le gouvernement gabonais a annoncé le 11 Février dernier la vente à Maroc Télécom, filiale de Vivendi, d'une participation de 51% dans l'opérateur national du Gabon pour 40 milliards de francs CFA (61 millions d'euros).
Un communiqué publié par la presse nationale ce week-end précise que Maroc Télécom a pris l'engagement d'investir 100 milliards de francs CFA supplémentaires dans Gabon Télécom.
Le gouvernement, conseillé par la banque d'affaires HSBC, avait lancé mi-janvier la procédure de privatisation de l'opérateur.
Au delà de Maroc Telecom, c'est la stratégie de Vivendi pour s'introduire sur le marché africain en mettant en avant son porte-flambeau qu'est Maroc Telecom. La pénétration va se poursuivre avec peut-être l'achat de la 3ème licence de téléphonie mobile au Cameroun. On sait que le ministre des relations extérieures, Jean-Marie Atangana Mebara s'est récemment rendu au Maroc, alors que les 2 pays n'ont pas de relations diplomatiques particulièrement soutenues.
Le marché africain, pour peu qu'on soit implanté dans plusieurs pays est rentable puisqu'on dispose alors d'économies d'échelle potentielles.
J'avoue être au demeurant assez ahuri du prix d'acquisition de 51% de l'opérateur gabonais, 40 milliards seulement.
On se souvient que Maroc Telecom avait racheté 51% de l'opérateur du Burkina-Faso, ONATEL pour 144,23 milliards de CFA.
Soit il y'a encore de la corruption qui traîne derrière cette affaire de privatisation (ceci dit, c'est plus qu'une hypothèse),
soit la banque HSBC n'était pas informé du prix proposé à l'ONATEL et a été mauvaise conseillère sur ce coup. Le prix proposé à Gabon Telecoms n'est même pas le 1/3 du montant donné à l'ONATEL. Mais je penche plutôt pour un arrangement entre HSBC et Vivendi pour conseiller à l'état gabonais de brader son entreprise de Télécoms
soit les officiels gabonais ne savent pas ce qu'ils viennent de perdre et de laisser passer. Le potentiel est tellement grand que ça vaut bien 120 milliards au moins.
Le Cameroun entend aussi privatiser CAMTEL dès que possible, j'espère que cette privatisation ne sera même pas envisagée pour un montant inférieur au double du prix proposé pour l'ONATEL (même si Maroc Telecom n'est pas dans le coup). Le montant pour l'ONATEL pourrait servir de curseur lors de la vente....On parle à peu près de 300 milliards de CFA (ce qui donnerait une partie des 800 milliards récemment demandés par le ministre des Postes et Télécommunications pour redynamiser le secteur des Télécoms et investir dans les NTIC).
Le principal financier d'Ubuntu, Mark Shuttleworth lance la première conférence "Ubuntu Live 2007" dédiée à la distribution Linux la plus populaire du moment.
Cette conférence aura lieu du 22 au 24 Juillet 2007 à Portland aux USA.